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Vit et travaille au Cannet (06110)
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Ancien élève de l’Académie Julian à l’atelier
Met de Penninghen (1966)
Diplômé de l’Ecole des Métiers d’Art
Paris (1969).
«
Il faut lever le voile, dénuder l’Univers. Il faut défaire
le tissage, suivre le fil jusqu’au bout de son trajet pour voir
les mondes osciller.
Car c’est de la création de mondes qu’il s’agit.
Que se passe-t-il dans ces temps de gestation ? Quelles nouvelles avez-vous
de ce qui se fabrique ?
La réponse est dans ces formes ascendantes qui s’extraient
avec force du sol, qui échappent à la gravité, aspirées
vers des ciels brumeux ou limpides. Là, un Adam se déprend
peu à peu d’une gangue déjà solide, d’un
rocher encore souple. Plus loin, des tours s’élancent après
s’être épousées dans un fulgurant mariage de
pierres. Là-bas, les minéraux et les plantes dansent en
creusant la nuit de leurs lumières circulaires. Le ciel se tend
sur le rideau vert de l’herbe pâle.
Où est l’homme dans ces mælstroms, dans ces poussières
d’astres ?
Son corps émerge, dru et parfait, dans sa nudité de premier
habitant.
Ils ne sont pas tous aussi purs… Tenez, que font ces hommes habillés,
chapeautés pour un spectacle de chair ?
Ils regardent.
Que voient-ils ?
Non, pas le corps offert des femmes, pas seulement.
Alors quoi d’autre ?
Le voile, le fil. Je vous disais le rôle du voile, et qu’il
mettait en scène l’univers.
Curieux Univers qui se construit presque sans l’humain…
N’avez-vous donc pas vu ces cubes, ces hexaèdres taillés
où est la perfection de l’esprit de l’homme ? Croyez-vous
le minéral violet capable de ces équilibres, les tours
capables de s’édifier seules ?
Et quand bien même… Toutes ces arêtes, tous ces minéraux,
cette cristallisation froide !
Vous oubliez ces formes unicellulaires qui vibrent de leur vie organique
dans l’allégresse du grand concert des sphères. Il
faut lever le voile… »
Préface du catalogue
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