Marc
Lapolla Biographie

Vit et travaille à Antibes (06600)

La vie en soi, par les formes ou les couleurs qu'elle revêt, me fascine. J'ai grandi en milieu mi-citadin, mi-rural... au plus loin que mes souvenirs me le permettent, j'ai trouvé un intérêt particulier aux paysages des régions que j'ai eu la chance de traverser. Avec le temps, j'ai appris à réduire mon champ de vision et poser mon regard sur une partie plus intéressante des ces paysages, les fleurs et les insectes.
Je suis ce que les profs appellent un "rêveur". J'aime me promener dans la nature, regarder butiner une abeille, voler un papillon, une fleur d'orchidée, un pissenlit ou encore une fourmi se battre avec le relief pour amener la graine qu'elle a trouvé jusqu'a sa fourmilière...
Ce fascinant microcosme est passionnant par la diversité des êtres vivants qu'il abrite et les conditions climatiques qui le modèlent.
Suivant qu'il fasse beau ou qu'il pleuve, qu'il fasse chaud ou froid, que ce soit le matin ou le soir ou que nous soyons au printemps ou en automne, un même paysage donnera une multitude de possibilités d'éclairages et de rencontres.
Au cours de mes promenades je me suis rendu compte que d'une certaine façon beaucoup d'entre nous aiment la nature et la connaissent bien, mais peu prennent le temps de s'arrêter et de la regarder de près. Le monde d'aujourd'hui nous pousse à aller toujours plus loin... alors que juste là, à même nos pied il y a, non pas un monde, mais tout un univers.

Autodidacte, j'ai choisi la macro-photographie pour m'exprimer. C'est une technique particulière de la photographie, elle demande beaucoup de patience, un certain sens de l'observation et un matériel adapté dès que l'on veut atteindre un grossissement supérieur à un. De nombreux paramètres entrent en jeu au moment de la prise de vue, comme la vitesse ou l'ouverture, qui sont les éléments de base en photographie, mais aussi la sensibilité iso, le cadrage, le fond, le choix du sujet, l'harmonie des couleurs... sans compter le côté capricieux des sujets.
Bien qu'aujourd'hui la technologie ne soit plus la même, il y a quand même un minimum de travail de "développement" à faire via un logiciel de traitement d'image. Sans parler de retouche ou de photomontage, les paramètres que sont l'exposition, la température de couleur ou le contraste, pour ne parler que des plus courants, sont à ajuster avant de se dire qu'une photo est "finie".

Le côté très rapproché joue sur la netteté de la photo, plus on grossit le sujet plus on perd en netteté. Les mouvements d'avant en arrière et de haut en bas liés au battement du cœur ajoutent à la difficulté. Au final le résultat est une vraie récompense car on ne peut pas tricher.