Christophe
   
Parnet Biographie


Vit et travaille à Sclos de Contes (06390)

BIOGRAPHIE
"Je suis né à Nice le 22 octobre 1963. Le goût du dessin a toujours été profondément ancré en moi. Epicurien, je suis acteur et spectateur de la vie. Me nourrissant de chacun des évènements forts de ma vie, observant sans relâche le monde, la nature, les gens qui m’entourent. Mes interrogations et ma démarche philosophique m’entraînent sur la réflexion et le travail de la matière. La réflexion sur le vide qui nous entoure, la réflexion sur le mouvement du temps. Je ne suis pas un peintre. Je suis un penseur qui traduit dans mes écrits et sur mes toiles mes questionnements par un travail avec la matière, ma relation avec la vie, avec l’amour. Je débute mon véritable travail à partir de 2006. Mes tableaux sont l’expression de mes sentiments."

PHILOSOPHIE
"Les Taoïstes voient le vide qui rend utile. Cette évidence a été pour moi un révélateur, un accélérateur. Le vide est source de tout. Le vide ne demande qu’à être rempli. Le vide est présent en nous, il relie chacune des cellules, chacun des atomes qui nous composent. Il est le lien entre chacun de nos êtres par lequel passe nos sentiments, nos sens. C’est dans le vide que naissent nos rêves.
C’est ainsi que la toile blanche définie les contours des profondes émotions que veux exprimer. La toile blanche met en évidence la puissance des sentiments qui sont ancrés au plus fort de mon être. Je trouve mon équilibre entre le plein et le vide. D'aucun y verront un paradoxe, une antinomie. Comme pour le Taoïste, il s'agit, pour moi, simplement d'une complèmentarité . Sans le vide, je ne pourrai envisager de créer, de combler cet espace de liberté. L’inaction n’est pas, car le fait d’être inactif est en soi une action.
L’inconscience nécessaire pour créer n’est pas, il s’agit seulement de se rapprocher de nos origines les plus lointaines, des racines de l’humanité, de l’amour originel. L’inconscience permet d’anéantir les modèles de notre société, de notre éducation. D’effacer l’histoire de notre vie qui façonne notre carapace.
Alors surgit le vrai, l’unique. Alors je m’élève, me déconnecte de mes contraintes. Lors de mes phases de création, je me sens libre. Libre de tous jugements, plus rien n’existe. Je plonge dans le vide, je suis le vide, dans une parfaite communion et tout remonte en moi le plus simplement, le plus naturellement. J’aspire l’essence même de la vie.
Mais j’ai besoin de rebondir, de revenir sur terre. Sur cette terre nourricière. J’ai besoin pour cela du partage d’une relation terre à terre. Je suis comme une balle de ping-pong. C’est une complémentarité et non un paradoxe. Je ne peux être libre sans être enchaîné. Ce retour à la terre me permet de me reconnecter à la réalité, me reconnecter à mes contemporains, à mes habitudes. Je sens, je ressens, je souffre, j’aime. Je suis vulnérable à la vie.
Quand je suis enfin ivre des passions en mouvement, dans cette alternance d’entêtement et de raisonnable, je m’immerge dans le vide de la toile et la remplie de l’harmonie de ces passions. L’exaltation de l’amour coule et bouillonne dans mon âme. L’amour est le moteur de ma création."

Extraits du site internet de l'artiste